Des échappées

 

"J'ai compris qu'il n'y aurait pas de retour, seulement des échappées." Julia Kerninon, Toucher la terre ferme.

Comme beaucoup d'entre nous, je souligne mes passages préférés dans les livres. Dans ceux de Julia Kerninon, je souligne... beaucoup. Je mets des petites étoiles dans la marge depuis longtemps. Mais que faire de ces citations chéries ? Je cherche depuis longtemps comment les faire exister hors des pages.

J'ai enfin trouvé ! Un objet hybride, mêlant poésie et volume en papier. Un oiseau qui déplie ses ailes, d'abord crayonné dans un carnet et qui s'est peu à peu construit sous mes doigts.

Cet oiseau se déplie en trois temps... Une carte, comme une évidence quand on parle de trajet, y compris intérieur. J'ai choisi Nantes, ville de l'Autriche, en clin d'œil. Puis un paysage fleuri, et enfin le doré final, caché, qui apporte une belle lumière sur le mot "échappées".
 




J’aime beaucoup utiliser des matériaux simples, courants, trouvables partout et accessibles pour les petits budgets. La plupart sont achetés en ressourcerie, récupérés dans des boutiques ou issus de dons avec des particuliers. Ils créent une contrainte intéressante car je ne choisis pas leur taille, leur forme, leur motif, je suis donc obligée de faire avec ces contraintes et c’est source de créativité ! Ciseaux et colle forment ensuite l’indispensable duo, complété par un cutter à l’occasion. 

Cette simplicité me plaît aussi car elle abolit la barrière du matériel sophistiqué impossible à utiliser à la maison.


Et cet oiseau alors ?
J'ai utilisé plusieurs papiers : calque (le grand classique, celui qu’on utilise à l’école), imprimé, et cette carte routière assez ancienne, dont les couleurs et le tracé sont magnifiques.

La forme de base est en carton plume, très léger et rigide, facile à découper au cutter. J’ai collé la carte avec de la colle à papier peint. Une fois collé, je mets sous presse dans un livre pour que ça ne gondole pas, et au bout d’une demi heure environ, le collé est parfait. J’ai souhaité que la ville de Nantes apparaisse (c’est là où vit JK), mais aussi le mot “océan” dont j’aimais beaucoup la typo.
 
Pour les ailes, j’ai collé les papiers sur une sous-couche en papier à dessin pour rigidifier l’ensemble mais garder une certaine souplesse au déploiement du dispositif.

La forme des calques sur lesquels les mots sont écrits est étudiée pour avoir un côté allongé. Il est glissé dans des petites fentes faites dans le carton, et collé au verso.

Et pour finir, une attache parisienne fixe l’ensemble et permet la rotation des ailes.


Posts les plus consultés de ce blog

Bord de mer

La Trame... Des silhouettes

Profils